UNE BÊTE ORDINAIRE

STÉPHANIE MARCHAIS/VÉRONIQUE BELLEGARDE

RÉSUMÉ

Synopis

Elle a 7 ans, des seins comme des mandarines et ne va plus en classe. Elle se cache dans le local à vélos de la cour de l’école et manipule un petit de maternelle. C’est une petite fille ordinaire qui fait commerce de sa puberté précoce avec la froideur méthodique d’un homme d’affaires rompu à toutes les pratiques. Un animal fou a pris possession de son corps. Elle se soustrait par le mensonge à celle qui se prend pour sa mère, s’invente un père médiatique, l’ennemi public n°1 et fugue la nuit sur un manège. Un amour muet
la prendra toute. Elle croira à la fin des solitudes mais ne se confiera qu’à une chienne…
Aujourd’hui, elle est devenue une femme, elle nous interpelle, elle retraverse la métamorphose inopinée de son corps et sa dualité “extraordinaire“.

Durée: 1H
Accessible à partir de 12 ans

NOTE

De la metteur en scène

Stéphanie Marchais nous emmène dans un temps indéfini celui des contes cruels et déroutants. Elle nous perd dans sa forêt intérieure où des monstres prennent possession des petites filles. C’est par ses mots-corps, la poésie d’une langue charnelle et abrupte, qu’elle trace un chemin hypnotique et nous prépare à l’aventure, à nager en eaux troubles et à rencontrer la bête. Dans ce monde qui semble fantastique se dévoilent des dommages bien réels. Ceux de l’enfance volée. L’enfant de la Bête ordinaire est colonisée par une femme, celle qu’elle devrait devenir plus tard. La fille d’Une bête ordinaire s’exprime avec acuité et conscience, avec des mots d’adultes qui formulent des sentiments profonds de l’enfance. Cette mise à distance formelle laisse d’autant mieux échapper l’âme de cette enfant enfermée dans un corps prison. Il lui fallait bien un héros, un père imaginaire hors norme, en lutte contre le système, pour se forger un espace. L’écriture de Stéphanie Marchais enchante avec la langue et sonde l’indicible avec beauté. Ses fables d’aujourd’hui sont de nature à s’inscrire dans le temps.

Véronique Bellegarde

EXTRAITS

Du texte

Fille : Je préfère l’hiver. J’ai toujours préféré l’hiver. Il fait froid on met des pulls. Des pulls tirés aux fesses. Un tube, font de mon corps. J’allonge longe longe la laine pour l’étendre jusqu’à mes genoux. Un tube orange. Cylindre effervescent. Le pull que j’aime entre tous est de cette couleur brillante…. Je ne ressemble à rien. Surtout pas à une fille. C’est bien. C’est ce que je veux. Je garde ma longue laine la nuit le jour. C’est ma cabane. Croissance pousse et pétille entre le derme et son armure mohair mais personne ne devine rien de ce qui fomente en cet espace intime. J’observe. Je tâte. J’examine. C’est à moi. A peine assez de place pour y glisser ma main.

Fille : …. Fin de récré au milieu des vélos. Ils ne viendront pas nous chercher dans cette forêt de guidons, on n’existe pas. Une étrange un petit ça compte pas. Tout se paie n’oublie pas. Mieux vaut l’apprendre très tôt. Ne t’habitue pas à la gratuité. Reviens avec ce que je t’ai demandé et tout ira bien entre nous. Un rapport clair. Tu n’es pas mon frère je ne suis pas ta soeur. Tu me touches et c’est tout. Je ne sais pas pourquoi je suis gentille avec toi alors que j’ai envie de te mordre. Méfie-toi. Tu n’es qu’un client.

ACTUALITÉS

Autour du spectacle

Pour tout renseignement :
|
François Carricano (chargé de diffusion) |
Carine Ekon (chargée de production) |

DISTRIBUTION

Participants et partenaires

Texte : Stéphanie Marchais
Mise en scène, scénographie: Véronique Bellegarde
Jeu: Jade Fortineau
Musique : Philippe Thibault
Lumière : Philippe Sazerat
Images : Philippe Delacroix
Costumes : Lauriane Scimémi
Administration : Valentine Spindler
Presse : Isabelle Muraour

Co-production :
Compagnie Le Zéphyr, RB|D Productions
et CAP*- la Fabrique (Montreuil)

avec le soutien de l’Aide à la création /Artcena / Ministère de la Culture et le soutien du Théâtre de Fontenay en scène (Fontenay-sous-Bois). La compagnie Le Zéphyr est soutenue par la DRAC-Îlede- France.
Une bête ordinaire de Stéphanie Marchais (avant-propos de Véronique Bellegarde) est paru aux éditions Quartett en 2015 avec le soutien du CNL. Le texte a reçu l’Aide à la création de Artcena.

DIFFUSION

Décor et Régie

Equipe :
(en cours)

Voyages / Hébergement / Repas :
(en cours)

Observations techniques :
(en cours)

Plateau :
(en cours)

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